Transparence, pré-requis à la démocratie

« Les commissaires à l’information du Canada et des provinces demandent au Parti conservateur de placer l’intégrité au centre de sa stratégie de «gouvernement ouvert» visant à éliminer les barrières à l’accès à l’information.»

À lire l’entrefilet Plus de transparence dans Le Devoir du 26 janvier 2012.

Il y a de quoi s’inquiéter !

À mesure que sont révélées publiquement les pratiques souterraines du gouvernement Harper, l’importance cruciale de préserver, même de renforcer,  la Loi sur l’accès à l’information ne fait aucun doute.  Ce que révèle Hélène Buzzetti en page titre du journal Le Devoir Sables bitumineux – Ottawa et l’industrie pétrolière parlent d’une même voix (27 janvier 2012) démontre ce que l’on constate depuis un bon bout de temps.   Il faut saluer les efforts soutenus de Greenpace pour retracer les frasques de « notre » gouvernement.

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Les dangers de l’AÉGC

Pour informer des conséquences d’un éventuel accord commercial entre le Canada et l’Union européenne (UE), notamment des exigences que pose l’UE envers le Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) invite à visionner

PRIVATISATION ACCRUE DES SERVICES ESSENTIELS AUX COLLECTIVITÉS

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Dans un état démocratique, fonctionnaires et politiciens se complètent !

Fonctionnaires et politiciens se complètent dans le gouvernement d’une société démocratique.  Si le politique et tout ce qui constitue le débat politique – instances diverses, mécanismes de participation, partis politiques, politiciens élus, etc.  – demeurent essentiels à l’élaboration de choix collectifs pour le mieux-être des citoyennes et citoyens, les fonctionnaires devraient appuyer par leurs compétences professionnelles les processus politiques.  Faire des études, constituer des dossiers, procéder à des vérifications et que sais-je ? sont au nombre des responsabilités qu’il convient de confier à des fonctionnaires libres d’appliquer leurs compétences et expériences à l’abri des pressions des groupes d’intérêt.

Cette courte réflexion m’est inspirée celle de Simon Hogue, doctorant en science politique à l’Université d’Ottawa, Réponse à «L’éloge du fonctionnaire» – Dépolitiser la gestion de la cité , publiée dans Le Devoir du 29 novembre 2011.

M. Hogue réagissait à l ‘affirmation pour le moins inquiétante de M. Legault, citée dans l’article de François Bérubé CAQ et François Legault – Éloge du gestionnaire : « il faut gérer la nation en attendant LE grand soir, en attendant LE Messie, en attendant LE grand projet de société, que personne, soit dit en passant, ne peut décrire. »   Comment peut-on prétendre diriger un état et voir aussi petit !

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La cupidité des riches : un sénateur du Vermont s’indiqne !

S’indigner, se reconnaître comme indigné, est-ce à la portée de sénateurs états-uniens ?

Reconnaissant que lutter contre la cupidité est le principal défi aux États-Unis, le sénateur Bernie Sanders du Vermont s’inscrit parfaitement dans cette mouvance.  Dans discours éloquent, percutant et essentiel devant ses collègues, il appelle sans équivoque à plus de responsabilité envers les citoyens, citoyennes de son pays et la nation.

Il dénonce les écarts grandissants et scandaleux entre riches (1% des plus riches)et pauvres de même que la disparition graduelle de la classe moyenne qui ne semblent pas combler l’appétit des plus riches qui maintiennent leurs demandes répétées d’une augmentation de leurs exemptions fiscales, l’expansion de politiques commerciales désastreuses, l’élimination de toute trace de politique sociale et l’ouverture tout azimut des vannes de la privatisation.   Dans ce contexte, comment pourrait-il nommer autrement les Etats-Unis que l’appellation qu’il choisit : « république de banane ».

Video à visionner pour tout à la fois se déprimer et se donner de l’espoir, de l’espoir parce qu‘il ose parler haut et fort au Sénat .

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Qui est responsable de la qualité de l’information ?

Quel lien entre ces deux articles ?

L’avenir de l’information au Québec – Tout ça pour ça – Sur quelle tablette ira le rapport Payette ? par Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 21 novembre 2011

Médias – Les kleenex de Quebecor, par Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 21 novembre 2011

C’est une illusion d’optique.  Non, non il n’y a pas de collusion entre le gouvernement Charest et Quebecor.

Intéressant aussi : Enguête sur Quebecor.

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Réforme de la Loi sur les mines : Think big M. Charest

Think big M. Charest,

C’est ce qu’on a envie de vous dire devant la modestie des propositions gouvernementales pour la mise en valeur du sous-sol québécois au bénéfice des Québécoises et des Québécois.

La diffusion de Trou Story enclenche-t-elle un vrai débat public sur la réforme de la Loi sur les mines ?  En dépit de la « prévention » des minières, les réactions qui commencent à se faire jour dans les medias  donnent de l’espoir.  Il faut dire que le film sortira sur grand écran le 4 novembre.

Les minières et le gouvernement ont besoin d’un bon coup de semonce.  Il faut être au cœur et direct bénéficiaire de l’exploitation minière pour ne pas s’en rendre compte.  Les minières et le gouvernement doivent apprendre que les faibles compensations à court terme (salaires versés, dons aux communautés, etc.) destinées à un faible nombre de Québécois ne reflètent nullement les conséquences à long terme des prélèvements de minerais et les dommages causés au territoire et aux populations.  À ce chapitre, comme le démontre Trou Story, le passé est éloquent.   Cette situation perdure alors que la Loi sur les mines est encore en cours de révision et que le gouvernement semble refuser obstinément de tenir compte  des conséquences à long terme de l’exploitation de ressources non renouvelables.

EN L’ABSENCE de redevances conséquentes sur les volumes de minerais prélevés et d’impôts sur les bénéfices, de même que d’exigences strictes sur la remise en forme et conditions des territoires exploités, les Québécois sont traités comme les occupants de « colonies de ressources ».   Ce modèle colonial bien connu constitue un affront à tout le Québec.

Il est URGENT de renverser la situation et d’adopter une législation reflétant les réalités long terme de l’exploitation minière et de passer à une approche de MISE EN VALEUR du territoire.  En ce sens, l’appel de Trou Story est très actuel car le modèle de développement québécois appartient au siècle passé et néglige systématiquement l’implantation d’assises économiques solides et démocratiques essentielles pour l’avenir.

Cécile Sabourin, Économiste, Professeure retraitée de l’UQAT

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Sortir de la prison néolibérale !

Leurs crises, nos solutions, par Susan George, est un incontournable.

Nous n’avez pas la possibilité ou le temps de lire Susan George, prenez alors celui de lire l’article Leurs crises, nos solutions : résumé critique, par Raphaël Canet, publié dans Alternatives, 1er novembre 2011.

« Susan George conclut son ouvrage sur une note d’espoir, tentant de galvaniser ses lecteurs afin de les mobiliser dans la lutte pour un monde différent. Que chacun soit un grain de sable dans l’engrenage du système et que l’individuel et le local se rejoignent pour influencer le global. C’est dans le quotidien et à partir de la base que nous changerons le monde. Il nous faut croire en notre force et notre détermination collective. « Nous avons le nombre pour nous, les idées aussi et, collectivement, l’argent nécessaire. Ce qui nous manque pour réussir, c’est la confiance en nous qui convient, ancrée dans la conscience commune de notre force et de notre aptitude considérable, historiquement prouvée, à impulser un changement positif » (p.264). L’histoire de l’émancipation humaine n’est donc pas terminée. »

Une présentation, véritable introduction au livre peut être visionnée :


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Trou Story – s’instruire, débattre et prendre nos responsabilités !

Trou Story, bientôt sur nos écrans, met la table pour de nombreux débats concernant de la réforme de la Loi sur les mines au Québec, réforme urgente s’il en est une.

Celles et ceux qui se préoccupent de l’avenir du Québec et surtout du bien-être des citoyennes et citoyens avent déjà que l’exploitation des ressources du sous-sol ne peut plus être laissé au seul bon vouloir des actionnaires et des gestionnaires des grandes entreprises.  Ces derniers exploitent encore librement et en toute légalité des ressources qui appartiennent à tous comme si ( !) le Québec n’était qu’une colonie soumise aux intérêts capitalistes.  En fait, en l’absence d’une réforme courageuse de la Loi sur les mines, il n’y a aucun espoir que nous devenions véritablement maîtres de nos ressources.

La sortie du documentaire Trou Story fournit l’occasion de nous instruire au sujet d’un passé peu glorieux, celui de l’abandon par nos gouvernements du territoire et des populations et travailleurs aux intérêts des exploiteurs.  Leur marche systématique et intéressée pour l’exploitation du sous-sol a laissé des traces honteuses sous formes de déchets miniers, d’atteintes à l’environnement et à la santé.   À l’heure où les contribuables québécois paient encore pour réparer les dommages, les bénéficiaires courent sous d’autres cieux leurs poches bien remplies.

En somme, le débat à venir doit forcer le gouvernement québécois à plus de dignité et de respect envers le peuple québécois et son avenir.

Pour en savoir plus :

Trou Story en terrain miné, entrevue d’Odile Tremblay avec Richard Desjardins et Robert Monderie, Le Devoir 22-23 octobre 2011.

« … ils lancent Trou Story en espérant servir de bougie d’allumage, tout en sachant que le film créera la controverse dans leurs terres de mines, mais appelant tout le monde à regarder plus loin que le bout du chèque, en direction du trou.»

Un dossier noir sur l’industrie minière, par Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir 22-23 octobre 2011.

«Le contrat complaisant qui lie notre gouvernement aux minières s’apparente à la légalisation du vandalisme corporatif»

Bande annonce du film Trou Story :

« Dans ce long métrage documentaire, Richard Desjardins et Robert Monderie renouent avec la veine pamphlétaire de L’erreur boréale pour exposer avec clarté, à coups d’images chocs, d’archives rares et d’entretiens, le dossier minier canadien. Trou Story analyse les profits réalisés au Canada par les compagnies minières et leur impact sur l’environnement et la santé des travailleurs. »

Voir aussi les sites Pour que le Québec ait meilleure mine et L’Action boréale Abitibi-Témiscamingue.

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Noir Canada – l’irresponsabilité du Canada

« Qu’ont en commun la guerre en République démocratique du Congo, les REER et autres cotisations de fonds de retraite ?  Réponse : La Bourse de Toronto et un Noir Canada.  Le Canada appuie politiquement et financièrement des sociétés minières et pétrolières canadiennes qui exploitent le sol africain, enregistrent des profits colossaux, principalement à la Bourse de Toronto, alors qu’elles se rendent coupables des pires abus en Afrique.

Les cas de pillage, de corruption et de crimes recensés dans ces pages – celles de Noir Canada – font froid dans le dos : guerre sanglante dans la région des Grands Lacs africains largement attisée par ces compagnies qui financent et arment des seigneurs de guerre, mineurs enterrés vifs en Tanzanie, empoisonnement massif et « génocide involontaire » au Mali, expropriations brutales au Ghana, barrages hydroélectriques dévastateurs au Sénégal, privatisation sauvage du transport ferroviaire en Afrique de l’Ouest, sans tenir compte des impacts sur l’environnement et sur les équilibres sociaux … »

Noir Canada – Pillage, corruption et criminalité en Afrique : à lire pour prendre conscience de réalités insupportables, de nos responsabilités et de celles de notre gouvernement

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Collusion et corruption : à qui la responsabilité ?

Françsois Beaudry, ingénieur à la retraite et ex-fonctionnaire s’exprime dans une lettre ouverte Système de collusion et de corruption – Néolibéralisme et complaisance, publiée dans Le Devoir du 20 septembre 2011.

« La complaisance avec le milieu politique et certaines orientations idéologiques peuvent s’avérer malsaines si elles sont partisanes et ne laissent pas de place au sens critique de la haute fonction publique, même au droit à l’indignation! Malheureusement, dans certains cas, le cheminement de carrière prime le sens de l’État.

Pourquoi les politiciens et les fonctionnaires ont-ils failli à la tâche? Dans un univers où il y a beaucoup d’argent en jeu, ceux qui en profitent directement travaillent patiemment à peaufiner les façons de tirer profit des lacunes administratives ou carrément de frauder le système. …»

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