Qui est à l’écoute à Ottawa ?

Quand on en vient à citer un rapport issu de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) pour alerter les populations, les entreprises et les États à l’urgence d éprendre des mesures sérieuses pour préserver l’environnement, c’est que le consensus est large.  L’OCDE n’a rien d’un groupe écologiste militant mais pourtant : « Pour l’OCDE, la conclusion est claire: à tous ces gouvernements qui ne songent qu’à enfoncer l’accélérateur du développement au détriment de la biodiversité, l’organisme international propose plutôt de mieux gérer, voire de «restaurer les actifs naturels dont dépend toute forme de vie. »

Les perspectives de croissance démographique, l’urbanisation croissante et les demandes en énergie qui en découlent tracent la toile de fond qui rend inévitable l’exploitation accrue des ressources avec toutes les conséquences prévisibles étant donné le modèle de croissance dominant présentement la planète.

Le  rapport de l’OCDE intitulé Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 : les conséquences de l’inaction, à paraître selon le site de l’OCDE.

Louis-Gilles Francoeur nous en fait une présentation dans son article du 16 mars, Perspectives de l’environnement à l’horizon 2050 – Deux siècles d’acquis menacés.  L’OCDE sonne l’alarme: faute de nouvelles politiques, la dégradation environnementale mettra en péril notre niveau de vie, article dont est tirée la citation qui précède.

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Dignité humaine et responsabilité

Le discours conservateur sur la peine de mort et la torture constitue une régression, dit le philosophe Thomas De Koninck.

À l’instar de M. de Koninck, les Québécois et les Canadiens ne réagiront jamais assez fortement aux déclarations de membres du Parti conservateur du Canada invitant à renier nos acquis en ce qui concerne la dignité humaine.  L’entrevue réalisée par Frédérique Doyon Point chaud – «Un mépris total de l’humain», avec le philosophe Thomas De Koninck nous rappelle le recul que représentent les déclarations irresponsables de membres en règle du gouvernement Harper.  En voici deux courts extraits qui invite à lire l’article et pourquoi pas De la dignité humaine, dirigé par Thomas De Koninck et Gilbert Larochelle.

« La peine de mort «dans certains cas»? Oui à la torture «à certaines conditions»? L’invitation au suicide des prisonniers criminels? Ce type de discours témoigne d’un «recul» de la société et d’«un mépris total de l’humain», selon le philosophe Thomas De Koninck. C’est plutôt à la prévention, à la réhabilitation et à la dignité humaine qu’il faut faire appel sur ces terrains délicats.

Cautionner la peine de mort même «dans certaines conditions» tend aussi à déresponsibiliser l’humain, en niant ses capacités à se déterminer, à apprendre, à évoluer. Thomas De Koninck va plus loin. Il évoque le principe de responsabilité du philosophe allemand Hans Jonas: une responsabilité engagée vers les générations futures. Il ne suffit plus de répondre de ses actes envers autrui, ici et maintenant. À ce titre, le philosophe déplore aussi l’attitude du gouvernement en matière d’écologie et d’environnement. »

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Medias et censure : attention danger !

Une invitation à la réflexion et à l’action : quelques extraits de la chronique de Stéphane Baillargeon Médias – Les limites de l’inacceptable, Le Devoir, 6 février 2012.

« Une nouvelle «guerre culturelle» est déclenchée au pays entre des camps aux valeurs diamétralement opposées. Au temps des libéraux de Pierre Elliott Trudeau, la Chambre des communes n’avait rien à faire dans la chambre des citoyens, d’où la décriminalisation de l’homosexualité, par exemple. Au nouveau temps des conservateurs de Stephen Harper, le gouvernement et ses alliés médiatiques objectifs repartent en croisade morale.

«Le ministre Moore a contacté la SRC et lui a demandé de revoir l’ensemble de ses contenus en ligne pour s’assurer qu’une programmation offensante comme celle-ci ne soit répétée», a répété au Devoir l’attaché de presse Sébastien Gariepy.

Cette franche volonté de censure marque l’adieu au «arms length principle» si cher au gouvernement d’inspiration britannique. Selon cette règle, un organisme subventionné jouit d’une indépendance totale par rapport à l’État bailleur de fonds, une condition jugée névralgique en matière de justice, d’information et de culture. Avec les conservateurs, le bras de distance devient un bras d’honneur.

Pourquoi ne pas bloquer le financement public de séries critiquant l’armée, la «phynance» ou Sa Majesté?

On y arrivera, certainement, d’une manière ou d’une autre. À la guerre culturelle comme à la guerre culturelle… »

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Transparence, pré-requis à la démocratie

« Les commissaires à l’information du Canada et des provinces demandent au Parti conservateur de placer l’intégrité au centre de sa stratégie de «gouvernement ouvert» visant à éliminer les barrières à l’accès à l’information.»

À lire l’entrefilet Plus de transparence dans Le Devoir du 26 janvier 2012.

Il y a de quoi s’inquiéter !

À mesure que sont révélées publiquement les pratiques souterraines du gouvernement Harper, l’importance cruciale de préserver, même de renforcer,  la Loi sur l’accès à l’information ne fait aucun doute.  Ce que révèle Hélène Buzzetti en page titre du journal Le Devoir Sables bitumineux – Ottawa et l’industrie pétrolière parlent d’une même voix (27 janvier 2012) démontre ce que l’on constate depuis un bon bout de temps.   Il faut saluer les efforts soutenus de Greenpace pour retracer les frasques de « notre » gouvernement.

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Les dangers de l’AÉGC

Pour informer des conséquences d’un éventuel accord commercial entre le Canada et l’Union européenne (UE), notamment des exigences que pose l’UE envers le Canada, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) invite à visionner

PRIVATISATION ACCRUE DES SERVICES ESSENTIELS AUX COLLECTIVITÉS

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Dans un état démocratique, fonctionnaires et politiciens se complètent !

Fonctionnaires et politiciens se complètent dans le gouvernement d’une société démocratique.  Si le politique et tout ce qui constitue le débat politique – instances diverses, mécanismes de participation, partis politiques, politiciens élus, etc.  – demeurent essentiels à l’élaboration de choix collectifs pour le mieux-être des citoyennes et citoyens, les fonctionnaires devraient appuyer par leurs compétences professionnelles les processus politiques.  Faire des études, constituer des dossiers, procéder à des vérifications et que sais-je ? sont au nombre des responsabilités qu’il convient de confier à des fonctionnaires libres d’appliquer leurs compétences et expériences à l’abri des pressions des groupes d’intérêt.

Cette courte réflexion m’est inspirée celle de Simon Hogue, doctorant en science politique à l’Université d’Ottawa, Réponse à «L’éloge du fonctionnaire» – Dépolitiser la gestion de la cité , publiée dans Le Devoir du 29 novembre 2011.

M. Hogue réagissait à l ‘affirmation pour le moins inquiétante de M. Legault, citée dans l’article de François Bérubé CAQ et François Legault – Éloge du gestionnaire : « il faut gérer la nation en attendant LE grand soir, en attendant LE Messie, en attendant LE grand projet de société, que personne, soit dit en passant, ne peut décrire. »   Comment peut-on prétendre diriger un état et voir aussi petit !

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La cupidité des riches : un sénateur du Vermont s’indiqne !

S’indigner, se reconnaître comme indigné, est-ce à la portée de sénateurs états-uniens ?

Reconnaissant que lutter contre la cupidité est le principal défi aux États-Unis, le sénateur Bernie Sanders du Vermont s’inscrit parfaitement dans cette mouvance.  Dans discours éloquent, percutant et essentiel devant ses collègues, il appelle sans équivoque à plus de responsabilité envers les citoyens, citoyennes de son pays et la nation.

Il dénonce les écarts grandissants et scandaleux entre riches (1% des plus riches)et pauvres de même que la disparition graduelle de la classe moyenne qui ne semblent pas combler l’appétit des plus riches qui maintiennent leurs demandes répétées d’une augmentation de leurs exemptions fiscales, l’expansion de politiques commerciales désastreuses, l’élimination de toute trace de politique sociale et l’ouverture tout azimut des vannes de la privatisation.   Dans ce contexte, comment pourrait-il nommer autrement les Etats-Unis que l’appellation qu’il choisit : « république de banane ».

Video à visionner pour tout à la fois se déprimer et se donner de l’espoir, de l’espoir parce qu‘il ose parler haut et fort au Sénat .

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Qui est responsable de la qualité de l’information ?

Quel lien entre ces deux articles ?

L’avenir de l’information au Québec – Tout ça pour ça – Sur quelle tablette ira le rapport Payette ? par Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 21 novembre 2011

Médias – Les kleenex de Quebecor, par Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 21 novembre 2011

C’est une illusion d’optique.  Non, non il n’y a pas de collusion entre le gouvernement Charest et Quebecor.

Intéressant aussi : Enguête sur Quebecor.

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Réforme de la Loi sur les mines : Think big M. Charest

Think big M. Charest,

C’est ce qu’on a envie de vous dire devant la modestie des propositions gouvernementales pour la mise en valeur du sous-sol québécois au bénéfice des Québécoises et des Québécois.

La diffusion de Trou Story enclenche-t-elle un vrai débat public sur la réforme de la Loi sur les mines ?  En dépit de la « prévention » des minières, les réactions qui commencent à se faire jour dans les medias  donnent de l’espoir.  Il faut dire que le film sortira sur grand écran le 4 novembre.

Les minières et le gouvernement ont besoin d’un bon coup de semonce.  Il faut être au cœur et direct bénéficiaire de l’exploitation minière pour ne pas s’en rendre compte.  Les minières et le gouvernement doivent apprendre que les faibles compensations à court terme (salaires versés, dons aux communautés, etc.) destinées à un faible nombre de Québécois ne reflètent nullement les conséquences à long terme des prélèvements de minerais et les dommages causés au territoire et aux populations.  À ce chapitre, comme le démontre Trou Story, le passé est éloquent.   Cette situation perdure alors que la Loi sur les mines est encore en cours de révision et que le gouvernement semble refuser obstinément de tenir compte  des conséquences à long terme de l’exploitation de ressources non renouvelables.

EN L’ABSENCE de redevances conséquentes sur les volumes de minerais prélevés et d’impôts sur les bénéfices, de même que d’exigences strictes sur la remise en forme et conditions des territoires exploités, les Québécois sont traités comme les occupants de « colonies de ressources ».   Ce modèle colonial bien connu constitue un affront à tout le Québec.

Il est URGENT de renverser la situation et d’adopter une législation reflétant les réalités long terme de l’exploitation minière et de passer à une approche de MISE EN VALEUR du territoire.  En ce sens, l’appel de Trou Story est très actuel car le modèle de développement québécois appartient au siècle passé et néglige systématiquement l’implantation d’assises économiques solides et démocratiques essentielles pour l’avenir.

Cécile Sabourin, Économiste, Professeure retraitée de l’UQAT

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Sortir de la prison néolibérale !

Leurs crises, nos solutions, par Susan George, est un incontournable.

Nous n’avez pas la possibilité ou le temps de lire Susan George, prenez alors celui de lire l’article Leurs crises, nos solutions : résumé critique, par Raphaël Canet, publié dans Alternatives, 1er novembre 2011.

« Susan George conclut son ouvrage sur une note d’espoir, tentant de galvaniser ses lecteurs afin de les mobiliser dans la lutte pour un monde différent. Que chacun soit un grain de sable dans l’engrenage du système et que l’individuel et le local se rejoignent pour influencer le global. C’est dans le quotidien et à partir de la base que nous changerons le monde. Il nous faut croire en notre force et notre détermination collective. « Nous avons le nombre pour nous, les idées aussi et, collectivement, l’argent nécessaire. Ce qui nous manque pour réussir, c’est la confiance en nous qui convient, ancrée dans la conscience commune de notre force et de notre aptitude considérable, historiquement prouvée, à impulser un changement positif » (p.264). L’histoire de l’émancipation humaine n’est donc pas terminée. »

Une présentation, véritable introduction au livre peut être visionnée :


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